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 ta patience va fondre ft. Sherlyn

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MessageSujet: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Jeu 29 Déc - 20:29

Samedi, dix heures du mat. Si pour beaucoup weekend rime avec grosse flemme au lit, pour toi c'est réveil aux aurores. Pas que t'aimes pas dormir non, c'est plutôt le sommeil qui te boude. Mais t'es tellement habitué et détaché que t'as même perdu le réflexe de te plaindre. Une tasse à la main assis sur ton divan, t'observe l'objet du crime. Tu te demandes combien de temps elle va mettre à réaliser et si elle va venir le chercher un jour ou l'autre. C'est pas comme si c'était vital ou aussi important qu'un téléphone, mais oublier un trousseau de clefs peut être handicapant. Tu sais même pas ce quelles ouvrent et si t'es honnête avec toi même, tu admets que t'en contrefous. La seule chose à laquelle tu penses c'est sa gueule quand elle va être confrontée à toi pour la première fois depuis qu'elle s'est enfuie comme une petite voleuse. On peut pas dire que t'as été blessé par son comportement: ça t'est arrivé aussi, d'te barrer au cours de la nuit ou au petit matin d'un appartement sans réveiller ta conquête du jour; t'as juste hâte de pouvoir te payer sa tête et de la faire enrager. Sherlyn c'est un jeu d'enfant de lui faire monter la moutarde au pif et même si tu risques souvent de te manger une lampe en pleine gueule pendant vos embrouilles, tu peux tout simplement pas t'en empêcher. C'est aussi pour ce caractère de cochon, cette furie qui sommeille en elle que tu la tolère. Tolère, oui. Faudrait pas qu'elle se fasse de fausses idées à ton sujet. Elle représente rien, juste une chieuse qui a croisé ton ch'min et qui en sort plus. Et comme à chaque fois que tu songes à ça tu soupires et te retiens de t'en foutre une dans la tronche. Tu devrais même pas y penser ça sert à rien, ça vaut rien. Alors pourquoi tu l'fais ? Toc toc toc. Super, même chez soi et en weekend on se fait emmerder. Tu dépose la tasse quasi vide sur la table basse et ouvre la porte te retrouvant nez à nez avec... « Sherlyn. » T'es pas surpris, tu manques même de réaction. « Attends une seconde. » Tu lui claques gentiment la porte au nez le temps de cacher l'objet qu'elle vient surement récupérer et tu retournes ouvrir tout sourire. « J'peux faire quelque chose pour toi? » Tu l'invites même pas à entrer, goujat que t'es. Aujourd'hui t'as juste envie de la faire chier.

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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Ven 30 Déc - 9:06

Premier jour du weekend. Samedi. T'étais partie tôt, pour ne pas dire en pleine nuit. T'avais dû utiliser la petite clé cachée dans le vase du hall d'entrée de ton immeuble parce que la tienne, tu ne la retrouvais pas. Tu avais perdu tout ton trousseau d'un seul coup. Tu savais très bien où tu avais laissées, ces foutues clés. Elles ne pouvaient être qu'à un seul et unique endroit : l'appartement de Nolhan. T'étais partie comme une voleuse. T'avais passé la nuit dans son lit et puis, tu t'étais enfuie à la hâte, sans le réveiller. T'avais renversé ton sac sans le faire exprès et tes clés avaient du tomber. Tu ne sais où, malheureusement. Tu te maudissais de les avoir laissées là. Elles auraient pu se perdre n'importe où, mais il a fallut que ce soit chez lui. Tu te maudissais parce qu'il faudrait que tu ailles à son appartement pour les récupérer, sans quoi tu étais bonne à faire appel à tes colocataires à chaque fois que tu déciderais de rentrer chez toi ou encore de prendre ta voiture. Pire encore, tu avais les clés de chacun des appartements de tes frangins et une clé USB que tu gardais attaché pour ne pas la perdre lorsque tu décidais de travailler ailleurs qu'à la maison. Franchement, c'était débile d'avoir laisser ça à sa portée. Si ça avait été un soutien-gorge ou encore ta petite culotte, tu aurais pu t'en passer pendant encore quelques jours. Tu en avais d'autres. De toute manière, c'est pas comme si vous ne vous croisiez jamais. Tu savais que tôt ou tard, tu le reverrais. Il te ferait encore sortir de tes gonds ou serait-ce l'inverse et puis, le désir serait tellement fort que tu finirais à nouveau dans ses bras. Entre vous, c'était électrique, c'était juste de la passion. T'avais pas de sentiments pour lui. Certes, tu y pensais tout le temps. Tu pensais à son visage, à son corps et puis à son caractère de cochon. Et quand tu arrivais à ce stade, il était bien difficile pour toi de ne pas t'imaginer en train de le pousser sous un bus.

Toujours est-il que tu ne pouvais pas rester sans ton trousseau. Il était primordial pour toi de les récupérer. Tu pris donc le chemin vers l'appartement de Nolhan. Tu n'avais pas besoin de réfléchir, tu savais pertinemment où il se situait. Une fois devant sa porte, tu pris une grande inspiration avant de la cogner à trois reprises. La porte s'ouvrit, Nolhan t'adressa quelques mots. « Sherlyn. Attends une seconde. » La porte claqua aussitôt. Tu te doutais qu'il les avait retrouvées. « J'peux faire quelque chose pour toi? » En temps normal, n'importe quelle fille aurait pu craquer face à ce sourire. Pas toi. Tu savais très bien qu'il allait jouer avec tes nerfs. C'était habituel. « Si tu peux faire quelque chose pour moi ? » Tu le regardes alors droit dans les yeux en t'appuyant sur le chambranle. « J'pense que j'ai oublié quelque chose ici, l'autre soir. Ne t'attends surtout pas à ce que je retourne sur les montagnes russes avec toi. J'viens juste récupérer un truc et j'repars. » T'avais l'air calme, en apparence, mais au fond de toi, tu ne pouvais plus tenir en place. Tu n'avais qu'une seule envie, retourner tout son appartement et retrouver ce qui t'appartenait. Tu poses alors ta main sur son épaule, histoire de le pousser légèrement et de pénétrer dans son antre. « T'aurais pas vu des clés quelque part, par hasard ? Ou bien tu t'es déjà empressé de regarder ce qu'il y avait sur ma clé USB ? » Tu scrutes l'espace autours de toi tout en réfléchissant où chercher en premier. S'il était tombé dessus, il les avait sans aucun doute mises dans un endroit, bien à l'abris.
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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Ven 30 Déc - 21:21

Elle a l'air ravie de te voir, ça fait chaud au coeur. Ou pas. T'es un joueur et en sa personne, tu sais que t'as trouvé un adversaire à ta taille. Toi devant la porte et elle s'appuyant sur le chambranle, vous êtes étonnamment proches. Yeux dans les yeux, tu te dis une brève seconde qu'elle ne l'est pas encore assez et que tu y aurais bien remédié mais tu balaies cette idée de la main aussi vite qu'elle est apparue. T'es pas là pour ça, elle non plus d'ailleurs. Et puis tu sais que ce moment arrivera à nouveau tôt ou tard. Vous pouvez bien vous foutre sur la gueule, vous éviter, vous finissez toujours par retrouver votre chemin l'un vers l'autre. Quand elle met les points sur les "i" en disant qu'elle est uniquement de passage et qu'elle ne compte pas rester, tu étouffe un rire. Combien de fois tu l'as déjà entendue dire ça et combien de fois elle est repartie de ton appartement le lendemain seulement ? Elle pourra bien dire ce qu'elle veut, tu pourras pas la prendre au sérieux. « Les montagnes russes se remettront, le parc d'attractions s'arrête pas de tourner en l'absence d'un simple client. » La bombe est lancée et le sous entendu, à peine voilé. Tu lui souris de façon tout a fait naturelle mais tu peux pas t'empêcher de scruter son visage pour y déceler le moindre soupçon de jalousie. Ton plus grand problème avec cette fille c'est qu'elle cache bien ce qu'elle pense : t'as beau essayer de lire en elle tu finis toujours par faire un pas en avant suivi de quatre en arrière. Quand sa main vient à la rencontre de ton épaule tous tes sens se mettent en alerte rouge. Entre vous les choses peuvent partir très vite; il vous a déjà fallu moins que ça dans le passé pour finir sous des draps ou ailleurs selon les circonstances. T'aurais bien bloqué un peu le passage pour qu'elle ait à se faufiler entre la porte et toi pour rentrer mais elle ne t'en laisse pas vraiment l'occasion puisqu'elle te pousse à l'intérieur. T'as loupé une occasion mais t'as encore tellement d'autres cartes à jouer que tu n'y pense rapidement plus.

Alors qu'elle s'avance dans l'appartement, tu te retournes et fermes la porte apprenant avec plaisir qu'elle est venue récupérer les fameuses clés que tu viens tout juste de cacher. Les choses amusantes vont pouvoir commencer. « Pourquoi, y'a des trucs intimes sur cette clé ? » Tu rétorques en t'adossant à la porte, les bras croisés sur ton torse. Tu peux pas t'empêcher de sourire. Quoi de mieux qu'éluder une question, s’intéresser à la partie complètement inutile de l'histoire et le faire avec le sourire en prime pour l'emmerder ? « J'avoue que t'imaginer à la rue sans tes clés est plutôt hilarant. » Dommage que ses colocataires puissent la sortir de la merde pour cette fois. Tu lui aurais bien offert le gite en échange de quelques services. Tu glisses tes mains dans les poches de ton jean et t'approche d'elle. Tu sais que c'est dangereux, après tout elle te fait de l'effet autant que tu lui en fais mais c'est plus fort que toi. T'as envie d'être près d'elle, de la toucher aussi mais tu t'y refuse. Ça mettrait tout ton plan à plat et cette possibilité n'est pas envisageable. Alors plutôt que de lui faire face tu la contournes et t'arrête dans son dos. T'es suffisamment proche pour sentir son parfum et laisser ton souffle courir sur son cou. « Vérifie le chat on sait jamais. » Tu lui murmures à l'oreille avant de reculer et de choper la bouteille de soda un peu plus loin pour boire un coup. Si elle croit que tu vas l'aider à les trouver elle se fout le doigt dans l'oeil et puis, c'est tellement plus amusant de l'orienter sur de fausses pistes plus débiles les unes que les autres. « Te gêne pas pour moi, fouille si tu veux. » Sur ces mots tu t'installe tranquillement sur le canapé, comme avant qu'elle n'arrive et perturbe ton non-programme de la journée.

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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Ven 30 Déc - 23:59

Alors comme ça, il voyait d'autres filles ? Pas étonnant avec un corps comme le sien. Un corps auquel tu ne cessais de penser. Autant la nuit que le jour. Que pouvais-tu bien lui trouver, au juste ?! Tu ne pouvais pas le supporter en présence d'une autre. Et pourtant, tu ne te voyais pas finir ta vie en sa présence. Il était clair qu'il ne t'appartenait pas, mais tu n'aimais simplement pas l'idée qu'une autre soit dans son lit à ta place. Tu décides de ne rien répondre. Le parc d'attraction était privatif. Il était juste pour vous deux et personne d'autre. Mais là n'était pas la question. Il était primordial que tu puisses être libre et ne pas dépendre de tes colocataires pour quoi que ce soit. Finalement, tu te retrouves dans son appartement. T'aurais pas dû mettre la main sur son épaule. T'as eu comme un feu ardent qui parcourait tout ton corps. T’avais une envie folle de laisser tes clés là où elles se terraient et de te retrouver plus proche de lui qu’en cet instant. Mais tu n’étais pas là pour ça, tu l'avais dit toi-même. Cet endroit, tu le connais trop bien. Tu ne finissais pas toujours tes soirées en sa compagnie dans son lit. Sans doute aviez-vous exploré tous les recoins de son lieu de vie, autant que ton appartement, d’ailleurs. Quand il n’y avait que lui et toi, tu n’étais plus réellement toi-même. C’est comme si la passion te guidait. Mais sans doute ne le connaissais-tu pas assez pour découvrir la cachette renfermant tes clés. Elles pouvaient être n'importe où et ça te mettait la rage. Nolhan éludait carrément ta question. Il voulait savoir ce qu’il y avait sur ta clé. En fait, il n’y avait rien à part quelques idées d’articles et une ou deux photos pour les illustrer sans plus. « Eh bien, il y a peut-être des photos prises uniquement pour toi, qui sait ? » Tu jouais son petit jeu. Et même si tu voulais les retrouver au plus vite, ça te permettait de ne pas lui sauter à la gorge directement. « J’suis pas à la rue. J’ai la chance d’avoir des colocataires et de ne pas vivre seule ! Enfin, quoi que ça t’arrangerait … Tu pourrais v’nir plus facilement et m’prendre la tête. Au lieu de ça, c’est moi qui dois venir ici et te disputer pour retrouver mes satanées clés ! » Et puis le voilà qui se glisse derrière toi. Tu sentais sa proximité. Tu sentais le désir monter en toi. Tu sentais son souffle caresser la peau de ton cou. T’avais une furieuse envie de te retourner. T’avais envie de lui faire face et de te retrouver dans ses bras. T’aimais sa proximité, après tout. Et ce malgré le fait qu’il te tape sur les nerfs les trois quarts du temps.  Et puis, il te sort une phrase complètement absurde à laquelle tu ne réponds rien, laissant la colère monter un peu plus en toi. Il part alors s’installer dans son canapé et là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. T’es chez lui, tu ne vas quand même pas t’amuser à tout retourner juste parce qu’il avait décidé de ne pas t’aider !

Et puis merde, c’était pas chez toi. Tu ne rangerais quand même pas après. « Sérieusement, Nolhan. Tu les as foutues où ? » Tu prends alors quelques trucs qui traînaient sur la table basse, juste en face de lui. Tu les balances à terre. T’en a rien à foutre, tu veux les récupérer, tes clés. Tu prends un petit coussin que tu lui balances à la figure. « Tu veux qu’je reste, c’est ça ? » Si c’était ce qu’il cherchait, tu ne comptais pas lui donner ce qu’il désirait. Tu empoignais objet sur objet, les balançant à travers la pièce, les faisant s'échouer un peu partout, finalement. « C’est une p’tite culotte que j’aurais dû te laisser. Je s’rais pas ici à la chercher, je te l’aurais laissée volontiers ! » Il était toujours là, installé sur son foutu canapé, à ne pas bouger d’un poil. T’étais sur les nerfs et ça n’arrangeait rien. Il ne t’aiderait pas à les retrouver. Tu t’approches alors de lui, passant juste derrière le canapé. Tes mains frôlèrent ses épaules, puis son torse alors que le dossier du fauteuil vous sépare. Ta bouche était à quelques centimètres de son oreille. « Nolhan, s’il te plait. » Tu déposes un baiser sur sa joue. Tu sais très bien qu’il ne résiste pas longtemps à tes charmes. Ce qu’il fallait surtout, c’est que tu résistes plus longtemps que lui.
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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Sam 31 Déc - 1:12

Jouer au connard est parfois un peu difficile pour toi. Le plaisir de la voir perdre la tête est toujours le même -c'est dans vos gênes de vous faire chier- mais t'espère toujours plus. Avec elle, tu connais jamais vraiment la satisfaction. Seulement le désir et quand tout est fini, la hâte que la boucle recommence en plus d'un certain... Manque ? Ridicule. Comment elle pourrait te manquer alors qu'elle débarque chez toi sans prévenir et que vous vous voyez quasiment un jour sur deux ? « Allez, avoue que t'as fait exprès d'oublier quelque chose parce que tu savais que je te manquerais atrocement. » Nouveau moyen de la décrédibiliser et de lui taper sur le système: lui faire comprendre que t'es persuadé qu'elle est venue pas par obligation mais volonté. La voir dans ton appartement te rappelle toujours une foule de souvenirs, peu importe dans qu'elle pièce elle peut bien se tenir. T'essayes tant bien que mal de faire taire les voix dans ta tête mais elles deviennent de plus en plus perspicaces. En plus de ça t'en as envie mais tu parviens pas à la quitter des yeux. Cette fille te fascine et même si depuis le temps t'as plus ou moins vu son corps sous tous les angles imaginables, tu te lasses pas de la regarder. Elle a ce quelque chose dans le regard qui fait vibrer le tien, ces lèvres pulpeuses que t'as trop souvent embrassées pour pouvoir faire les comptes. Tu sors de tes pensées lorsqu'elle soumet l'idée que de jolies photos puissent t'attendre sur cette fameuse clé. Evidemment que l'idée te plait bien même si tu sais que c'est qu'un stratagème de sa part pour te rendre la monnaie de ta pièce. « Mh j'sais pas où elle est mais si j'la retrouve je vais peut-être penser à la garder pour moi, du coup. » Elle gagnera pas à ce jeu là avec toi même si elle le sait pas encore. T'es autant attiré par elle que t'as de fierté dans la vie, c'est pour dire si vous êtes pas sortis de l'auberge tous les deux. Tu dois quand même avouer que le fait qu'elle soit là te procure un certain plaisir. T'aurais pu passer ta matinée seul devant des plans de futures créations et finalement elle est là, à te secouer les miches comme elle sait si bien le faire. « La dernière fois qu't'étais ici j'crois pas t'avoir entendue te plaindre de me voir, bien au contraire. » Vue comment s'était terminée votre nuit et à quelle heure, tu ne pense pas te tromper sur ces infos. Un sourire en coin a accompagné tes derniers mots et étire toujours tes lèvres. Si elle a vraiment besoin d'une petite piqûre de rappel ça ne te pose aucun problème. Une poignée de secondes plus tard tu soupires puis reprends d'un air plus neutre: « Et puis qu'est-ce que j'y peux moi si t'as laissé ton trousseau en partant. » Laissé, oui. Tu refuses de lui donner raison en disant qu'elle l'a simplement oublié. Merde. Tu devrais apprendre à tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. Elle a jamais parlé d'un trousseau, juste de clés. Autrement dit tu viens de te griller tout seul. Remarque peut-être qu'elle est déjà trop énervée pour s'en être rendue compte.

T'as beau lui tourner le dos tu peux sentir que l'ambiance au sein de l'appartement a changé. Ton plan se déroule à merveille: elle commence déjà à perdre patience alors que toi t'es posé le plus tranquillement du monde. A sa question tu hausses les épaules et te gratte l'arrière de la tête. Est-ce que tu vas l'aider un peu ? Rien que l'orienter pour qu'elle ne perdre pas la totalité de sa journée ? Non.
« J'sais pas de quoi tu parles. Vilaine accusation qu'tu fais là. » Comme si t'as que ça à foutre de cacher des trucs. Enfin évidemment que tu l'as fait mais elle a pas à le savoir. Les choses montent un peu d'un cran lorsqu'elle saisit plusieurs objets sur la table basse qui finissent éparpillés par terre dans un fracas. Là tu la retrouve. Tu la regardes faire sans bouger, sentant à la fois toute la malice dont tu es capable et -malheureusement- un certain désir grimper crescendo. « T'es en train de chercher ou de préparer le terrain pour nos futurs ébats? » Tu plantes ton regard dans le sien mordant un instant l'intérieur de ta joue. Cette fille est une bombe à retardement. « Tu débarques sans prévenir chez moi un samedi matin en me dérangeant dans... ce que je suis en train de faire et toi, tu crois que j'veux te retenir plus longtemps? » T'as pas répondu à sa question mais c'est aussi bien comme ça. T'aimes pas ça quand elle raconte des conneries et qu'elle tape juste sans le savoir, ça a juste le don de te mettre en colère. Encore avec dédain tu vois une télécommande voler du séjour à la cuisine en une fraction de secondes et par le bruit qui suit, tu devines qu'elle a du se manger un placard et s'ouvrir en mille morceaux.
« C'est une bonne idée. J'pourrais prendre une culotte à chacune de mes conquêtes et faire une collection. » Tu regarde le sol en te grattant le menton d'un air songeur. Tu vas pas le faire non, t'as déjà fait des trucs glauques dans ta vie mais ça faut pas pousser. Tu veux juste qu'elle le croit. Puis tout d'un coup ta carte de l'indifférence prend feu et devient cendres juste sous tes yeux. Tu sens ses mains sur tes épaules qui glissent d'une lenteur abominable jusqu'à ton torse. Un frisson dégringole le long de ton échine et t'es forcé de serrer un peu le poing pour rester calme. C'est ça le problème avec la provocation, quand elle se retourne contre toi t'es pas dans la merde. T'as qu'une envie: te retourner et lui arracher tous ses vêtements mais tu peux pas. Elle serait beaucoup trop contente d'elle. Ton rythme cardiaque s’accélère et tu sais qu'il faut que tu réagisses, que tu dises ou fasses quelque chose, n'importe quoi. « Quel genre de récompense j'peux espérer si je t'offre mon aide? » Ainsi, tu ne t'engageais pas vraiment à quoi que ce soit. Et puisqu'elle se permet de te toucher pour la deuxième fois déjà depuis qu'elle est arrivée, tu décides que tu vas combattre le feu par le feu. Derrière toi tes bras se tendent et tes mains trouvent ses jambes. Elles effleurent l'arrière de ses cuisses mais ne peuvent malheureusement pas monter plus haut dû à ta position désavantageuse. Ta tête bascule également en arrière te permettant de la voir enfin et te partager un regard. L'une de tes deux mains arrive à attraper délicatement sa nuque pour rapprocher dangereusement son visage du tien. Vous êtes plus qu'à quelques millimètres tout au plus et quand tu te décides enfin à ouvrir la bouche, tes lèvres frôlent les siennes. « Trouve. Les. Toute. Seule. » T'as bien espacé chaque mot pour que la chute soit encore plus vertigineuse. T'es vraiment passé à un cheveux de craquer et de te jeter sur elle mais t'as décidé que c'était pas encore l'heure de la libérer de sa torture. Tu retire tes deux mains de son corps, te redresse et t'éloigne d'elle sans un mot de plus. T'as besoin de cette distance pour reprendre tes esprits, te calmer. « Bon puisque tu vas rester un peu, j'te fais un chocolat chaud? » Tu lui demandes en souriant. 1 - 0 pour toi.

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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Sam 31 Déc - 11:06

Non, tu n’avais pas oublié tes clés, juste pour revoir ses beaux yeux. Tu savais que vos chemins se rencontreraient à nouveau. Tu n’avais pas besoin d’un prétexte pour le revoir. « Ça te plairait que j’te dise que je les ai laissé juste pour te revoir hein ? Mais c’est pas le cas ! » De plus, ta ruse pour qu’il aille chercher cette foutue clé USB n’avait pas fonctionné. Le souvenir de ton corps devait sans doute être encore trop clair dans sa mémoire. Après tout, ta dernière visite ne remonte pas à très longtemps. Et c’est d’ailleurs ce qu’il te jette à la figure. La dernière fois, tu ne l’avais pas repoussé. Du moins en ce qui concernait vos ébats. A chaque fois c’était la même chose. Tu t’étais même demandé si c’était une bonne idée de venir chercher tes clés. Tu savais qu’après la dispute, l’un de vous craquerait. L’un de vous s’emparerait de l’autre et cette emprise serait tellement puissante que l’autre craquerait à la suite. Tu ne t’étais donc pas plainte de la proximité de vos corps la veille. Tu ne lui répondais pas non plus à ce sujet, à présent. Nolhan te fait ensuite savoir que tes accusations sont infondées. Tu savais très bien comment ça c’était passé. T’avais laissé tomber ton sac, ton portefeuille et tes clés en étaient tombés en plus d’autres choses, mais tes clés, tu ne les as pas vues tomber, tout simplement. T’étais juste bonne à les chercher. A ses yeux, tu ne semblais pas chercher tes clés, mais plutôt préparer le terrain pour l’activité suivante. « Pourquoi, Redford ? Ça te donne des idées sur l’utilisation de ta table basse ? » Tu venais de balancer tout ce qu’il y avait dessus aux quatre coins de la pièce. Elle était vacante et complètement disposée à vous accueillir. Mais pas maintenant. Tes clés d’abord, tu verrais ensuite. « Oh pardon, j’te dérange ? Tu faisais quelque chose de vraiment intéressant ou bien tu étais juste trop occupé à penser à moi et à ce qu’il s’est passé l’autre soir, bien assis dans ton canapé. » Il ne t’aidait pas beaucoup. « Ou à quelqu’un d’autre ? Après tout, j’m’en fiche de ce que tu faisais ou à qui tu pouvais bien penser avant que je n’arrive. »  T’avais beau envoyer balader tout ce qui te passait sous la main, tu ne retrouvais pas ce que tu étais venue chercher. Le bruit de la télécommande qui se fracasse contre un mur ne t’était pas étranger. Un bon nombre d’objets se retrouvaient toujours dans le même état pendant vos rencontres. C’était juste un objet de plus qui retrouverait les autres. Il enchaîna sur les petites culottes. Franchement, c’était de mauvais gout. « Oh je t’en prie, t’es pas du genre à faire ça ! Enfin … J’sais pas. Tu le fais ? Non parce que c’est carrément dégoûtant. » Tu le regardes avec un visage ravagé par l’écœurement. « J’viendrai te voir pour un article ! Imagine un peu le gros titre : La plus grande collection de p’tites culottes volées à ses conquêtes ! » Avec un titre comme celui-là, tu étais certaine que ton article serait vu, lu et bien critiqué. Tout le monde se demanderait ce que tu as foutu pour écrire un truc pareil !

En un rien de temps, tu as finis par poser tes mains sur lui. A le supplier de t’aider. Tout ce à quoi il pensait, lui, c’était à sa récompense. « J’sais pas … Files-moi déjà mes clés et puis, on avisera ! Ta p’tite table de salon n’attend que ça. » Ses mains glissent le long de tes cuisses. Tu te sens toute chose. Tu fermes les yeux. T’avais besoin de le faire pour ne pas céder à la tentation de passer par-dessus le dossier du canapé et de te retrouver auprès de lui. Il fallait que tu résistes. Tu avais l’impression de sentir ta peau brûler à son contact. Et puis, une de ses mains rompt ce contact pour en créer un autre. Celui-là était bien plus dangereux. Tu étais à découvert. Aucun moyen de te défendre. Tu te retrouvais à quelques millimètres seulement de son visage. Vos lèvres se rencontrèrent frugalement. Trouve. Les. Toute. Seule. C’est ce qu’il venait de dire ?! Tu restes là, bouche bée tandis qu’il crée une certaine distance entre vous. « Gardes-le ton chocolat chaud ! J’en veux pas ! » Tu avais une moue quelque peu déçue. Ton stratagème n’avait pas eu l’effet escompté et toi, tu n’avais toujours pas tes clés. Là, il te déclarait la guerre. Tu avais envie de tout empoigner et de tout balancer à travers la pièce. Tu étais toujours dans le salon alors que lui, il était déjà dans la pièce voisine. T’as attrapé quelques babioles et tu les as envoyé paître au loin. Tu as retiré tous les cousins du canapé. Ne sait-on jamais qu’il les ait glissées dessous. Nulle part. « Ça t’fais bien marrer que j’les retrouve pas hein ? » T’en pouvais plus. Tu avais retenu la leçon : jamais plus tu n’oublierais tes clés où que ce soit. Tu fermerais toujours ton sac à main de manière à ce que plus rien n’en dégringole. Jamais. Tu l’as suivi dans la cuisine. Il avait pu changer tes biens de place. T’as ouvert tous les tiroirs, en vidant parfois le contenu. « Redford, on dirait que j’vais devoir rester ici. Mais si c’est le cas, j’prends le lit et ne t’avise même pas de venir me rejoindre ! » Après tout, s’il ne te rendait pas tes clés, il pouvait bien t’héberger. Tu avais certes des colocataires prêtes à te passer leurs clés ou à t’ouvrir en cas de pépin, mais cette situation ne pouvait pas durer. « Tu ne mérites même pas de venir me sous les couvertures, d’ailleurs ! » L’idée te traverse l’esprit. Tu pars en courant dans sa chambre et tu retournes tout. Les draps, les oreillers, tu lèves le matelas non sans mal. « Elles sont où à la fin, putain ! » S’il venait à te rejoindre ici, tu étais perdue. Tu savais que tu ne tiendrais pas longtemps avant de succomber à son charme. T’allait perdre sans même avoir tes clés en main. T’as empoigné une lampe de chevet. Ça te mettait hors de toi. T’étais dans l’encadrement de la porte, l’objet à la main. Tu lui as balancé dessus. Enfin, juste à côté pour ne pas le toucher, en fait. Elle s’est fracassée au sol. Il lui en faudrait une nouvelle.
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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Sam 31 Déc - 13:42

« Aïe, j'ai mal à mon p'tit coeur maintenant. » Tu réponds ironiquement lorsqu'elle te balance qu'elle est effectivement venue par nécessité, une main posée à l'endroit où se trouve ton coeur. D'accord, ses mots t'atteignent peut-être un tout petit peu mais pas suffisamment pour monter sur tes grands chevaux comme elle va pas tarder à le faire. Tu dois aussi avouer que le fait qu'elle te réponde comme ça avec tant de répondant te laisse pas indifférent. T'as jamais aimé les filles obéissantes toi, celles qui disent amen à tout. Trop chiantes, trop ennuyantes. T'as besoin d'action pour vivre pleinement et Sherlyn t'offre ta dose d'adrénaline à chaque fois que tu croises sa route. « Seulement une ? Tu me sous-estime, j'ai bien plus d’imagination que ça. » Tu réponds en haussant un sourcil l'air charmeur. Après tout t'es un artiste toi aussi, en quelque sorte. La créativité c'est totalement ton domaine alors tu peux voir dans cette simple table basse une multitude de possibilités. A chaque fois qu'elle se penche pour attraper un objet et l'envoyer ailleurs, t'en profite pour pencher un peu la tête et observer la vue. Quoi ? T'es qu'un homme après tout et elle, elle est diablement sexy. T'as d'ailleurs pas honte de ce que tu fais puisque ton regard reste fixé quelques secondes supplémentaires sur son postérieur avant de plonger dans le sien qui te scrute. « Maintenant qu't'es là continue, finalement c'est pas si désagréable. » Tu rétorques avec un nouveau sourire. Ça sert à rien d'essayer de t'en cacher, elle sait forcément qu'elle effet elle te fait. Dans le cas contraire t'aurais pas succombé à son charme tellement de fois. Quand vient l'histoire des petites culottes tu fronces légèrement les sourcils sans la quitter des yeux. Est-ce qu'elle te croit vraiment capable de ça ? En tout cas, quoi qu'elle en pense, la tête qu'elle fait vaut le détour au point que sur le coup tu ris sincèrement. T'as pas envie de rigoler avec elle, qu'elle puisse user de ce pouvoir aussi contre toi mais la grimace sur son visage est trop épique pour que tu te retiennes. T'espère juste qu'elle va pas s'imaginer que tu vas l'aider parce qu'elle a réussi à t'adoucir un peu en te faisant rire. « C'est ça, rends moi célèbre avec ton article comme ça les femmes accourront à ma porte pour participer. » T'as beau essayer de reprendre ton sérieux et de redevenir impassible, t'arrive juste pas à t'arrêter de sourire. Qu'est-ce qu'elle peut être conne quand elle s'y met... Ça te plait encore plus.

T'es plutôt satisfait du déroulement des choses et de son visage, figé par le choc. La repousser il y a quelques secondes a été l'une des choses les plus difficiles que t'aies eu à faire depuis longtemps;  t'as d'ailleurs toi même cru que tu arriverais pas à aller jusqu'au bout. Faut dire qu'en sa présence t'as plus vraiment le contrôle de ta personne ni même de ton esprit. Tu peux pas t'empêcher de penser à la dernière fois que vous vous êtes vus. La sensation de sa peau contre la tienne, de ses lèvres pressées contre ton cou te reviennent progressivement et te font frissonner une nouvelle fois. Tu secoues la tête en te servant une tasse du fameux breuvage et tu réponds après avoir bu une gorgée: « Tant pis pour toi, il est vraiment bon. » T'aimerais juste oublier la nuit que vous avez passée ensemble mais plus tu te forces à penser à autre chose, plus nombreux sont les détails qui te mitraillent. « C'est que tu dois pas assez bien chercher, bébé. » Tu réponds avant de ricaner dans ta barbe. Elle arrive au point culminant, celui que t'avais pour objectif d'atteindre. Ta tasse à la main tu continues de la regarder vider les tiroirs de leurs contenus; vaisselles et couverts se retrouvent éparpillés sur le sol dans une mélodie presque harmonieuse. « Comment ça tu prends le lit? C'est mon appart, si tu veux dormir dans le lit faudra partager avec le proprio. » Qu'est-ce qu'elle croyait ? C'est pas parce que tu l'empêches de retrouver ses clés que tu vas lui offrir ta piaule sur un plateau d'argent et te taper le canapé. D'un coup d'un seul et sans que tu comprennes elle se barre en courant dans la chambre. Tu cherches même pas à la retenir ou la rejoindre. Tu tiens pas à grand chose dans cette pièce, elle peut bien fracasser ce qu'elle veut du moment qu'elle casse pas un mûr. Tu l'entends jurer avant de la voir apparaître dans l'encadrement de la porte et tu comprends juste à temps que t'as intérêt à bouger un peu la tête si tu veux pas t'encastrer dans une lampe ou inversement.
« Beau lancé. » Tu serres les dents en regardant les nouveaux éclats par terre et tu décides de poser ta tasse pour t'approcher de Sherlyn. Tu dois calmer un peu le jeu si tu veux pas que t'as télévision subisse le même sort. Comme elle te l'a fait en entrant dans l'appart, tu la pousse à l'intérieur de la chambre. Ton regard est sérieux presque sévère.  « T'as pas l'impression d'avoir oublié d'regarder quelque part par hasard? » Tu la pousse encore un peu jusqu'à ce qu'elle soit juste devant ton lit, bloquée entre lui et toi. « Quelque part juste sous tes yeux ? » Tu parles de toi évidemment. Tu savais qu'elle aurait remué ciel et terre pour les retrouver et qu'elle aurait obtenu gain de cause peu importe où tu les aurais mise. Alors t'as joué la sécurité et tu les as gardé sur toi, le seul endroit où elle ne chercherait pas. « Ben vas-y t'attends quoi? Cherche. » Tu murmures tes yeux plantés dans les siens. Tu l'as pas aidé jusqu'à maintenant alors tu vas pas commencer à le faire. Et puis pourquoi passer à côté de l'occasion de sentir ses mains sur ton corps encore une fois? T'aimes trop son contact. Les fameuses clés ? Accrochées à la chaîne de ton collier. Elle devrait te retirer quelques couches pour les trouver et les récupérer.

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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Mar 3 Jan - 20:17

Tant mieux, qu’il boive sont foutu chocolat chaud. Toi t’avais autre chose en tête : tes clés. Et pas que ça, à vrai dire. Tu songeais toujours à la dernière nuit passée en compagnie de Nolhan. Les détails étaient gravés dans ta mémoire. Comme chaque rencontre, chaque nuit passée à ses côtés. Depuis le départ, tu penses toujours à lui. Il hante ton esprit, il te rejoint dans tes rêves. Difficile pour toi de te concentrer pleinement sur la tâche actuelle sans pouvoir t’empêcher de repenser à ce moment. Difficile même de te concentrer en général, quand tu ne peux t’empêcher de penser à lui. Quand l’idée même de son corps contre le tient te traverse l’esprit et campe dans ta tête. Ce moment où vos corps ont cessés d’être des individus à part. Ce moment où ils ont su se trouver pour ne faire qu’un. C’est à ce genre moment que tu songeais le plus. Il pouvait donc bien te narguer avec sa tasse de liquide chaud, ce n’était pas de ça que tu rêvais en secret. Il te cherche parce que tu ne trouves absolument pas ce que tu es venue chercher. Tu le sais, il aime te faire sortir de tes gonds, tout comme tu y prends plaisirs. Il te surnomme bébé. Surnom que tu ne pensais jamais entendre prononcées par ces lèvres et encore moins à ton égard. Surnom qui te faisait frémir rien qu’à l’entendre alors que tu t’afférais à vider les tiroirs de sa cuisine un par un. « Ne m’appelles pas comme ça ! » Tu as prononcé cela à contrecœur. T’aurais payé cher pour qu’il continue, pourtant. Mais tu voulais prouver que tu ne te laissais pas faire. Pas par lui. Tu es persuadée que les bruits de couverts et autres ustensiles jetés à terre auraient pu faire un tube à la radio si une belle voix y était associée. Finalement, tu devrais peut-être déposer le concept. T’as pas répondu quand il t’a dit de partager son lit. Même si t’avais envie de t’y retrouver dans ses bras, au final. T’avais pas encore été voir dans la chambre, justement. Ainsi, tu y es allée à vive allure, retournant tout sur ton passage. Les oreillers étaient jetés à l’autre bout de la pièce, les draps retirés. Tu mettais tout s’en dessus dessous. Encore. T’étais presque pire qu’une tornade. Tu avais tout renversé sur ton passage. Plus rien n’était à sa place et ça prendrait sans doute des jours à tout remettre. Il avait l’habitude. Toi aussi, d’ailleurs. Vos rencontres étaient toujours tumultueuses. A force, c’était même devenu un rituel. Pas moyen de mettre la main sur ce que tu recherches. Tant pis, c’est la lampe de chevet que tu attrapes sans un mot, te dirigeant vers l’encadrement de la porte et lui envoyant de plein fouet. Il te félicite pour ton lancer. Toi, t’en avais juste marre de chercher.

T’allais presque abandonner quand il apparut en face de toi. La situation se reproduisait. Celle du départ. Il te pousse vers l’intérieur de la pièce tout comme tu l’avais fait en arrivant ici. Tu cherches à t’en éloigner. Tu recules parce que t’as pas envie de succomber à son charme. T’as pas envie de tomber dans ses bras directement. T’as pas envie de le laisser gagner. Finalement, tu es prise au piège. Tes jambes buttent contre le lit juste derrière toi. La couchette t’empêche de reculer d’avantage et Nolhan se retrouve tellement proche de toi que tu ne peux plus lui échapper. Il te parle et toi, t’as un rire nerveux et léger. Tu te sens vraiment bête. Tu aurais dû penser à chercher là en premier, mais tu savais que si tu l’avais fait, sa table de salon aurait eu ce qu’elle voulait : vous deux complètement nus sur elle. T’aimais pas de débarquer et de tomber directement dans ses bras. Tu préférais te laisser désirer et tu le soupçonnes d’en faire de même. Ça vous amusait de ne pas faire les choses de manière expéditive. C’était bien plus marrant de faire durer les choses. C’était plus excitant de vous laisser désirer l’un et l’autre. A présent, ce n’était pas mieux. La situation n’avait fait que de se renforcer. Tu avais envie de lui. Tu avais envie que tous vos vêtements disparaissent un à un. Mais tu ne lui laisserais pas cette chance. Du moins, tu tenterais de résister plus longtemps que lui. Ce dont tu ne croyais pas tellement. Tu n’avais pas confiance en toi, sur ce coup. Tu savais que quoi qu’il fasse, tu perdrais pieds. Il t’encourage alors à chercher. Mauvaise idée. Tu n’avais dit aucun mot depuis que tu étais là, en sa compagnie dans sa propre chambre. Tu la connaissais par cœur. Au vu du nombre de nuits passées ici, tu pouvais presque dire que tu savais même ce que renfermaient ses tiroirs et ses armoires. Les mots sortaient difficilement de ta bouche. Et pourtant, tu parvins à dire un petit quelque chose. « Si … Si tu y tiens ! » Tu déglutis avant que tes mains glissent dans ses poches avant. Celles de son jeans. Aucune trace de tes clés là-dedans. C’était le moment de tout faire pour le voir plier. Tu t’approches encore plus de lui, collant ton corps contre le sien. Tu passes tes mains le long de son dos. Tu sais très bien qu’elles n’y sont pas, mais la caresse est extrêmement longue, presque insoutenable. Tes mains parviennent à atteindre ses poches arrière. Ton souffle heurte la peau de son cou tandis que tu glisses tes dix doigts à l’intérieur des poches. Rien. Ou du moins, pas de clés. Tu as cette impression que vous n’êtes plus que tous les deux sur terre. Il n’y a personne d’autre. Juste vous deux. Cette pensée t’empêche de prononcer tout haut ce que tu penses alors, tu te contentes de lui murmurer les choses. « Si je dois te fouiller, va falloir faire ça dans les règles de l’art. » Tu plonges alors ton regard dans le sien. Tes mains finissent par sortir de leur cachette pour glisser sous son tee-shirt. Vous étiez beaucoup trop proches. T’allais pas résister bien longtemps. Tes mains n’avaient rien à faire là. Les clés ne pouvaient pas être dissimulées entre ses abdos. « Tu fais ça juste pour avoir quelques caresses, avoues ! » Tes doigts se fraient un chemin vers la boucle de sa ceinture. Tu la défais. Lentement. Tu te colles tellement à lui que t’as presque l’impression de te perdre dans son corps. Tes lèvres frôlent les siennes. Tu prends les devants, tu fais en sorte de ne plus te retrouver coincée. T’es plus entre lui et le lit. Tu ne sais pas comment tu t’y es prise, mais il se retrouve à la place que tu occupais juste avant. Tu ne défais pas son pantalon. Tu le pousses sur le lit. C’est difficile de t’en détacher. Tes mains caressent ses cuisses et descendent tout le long de ses jambes. Toujours pas de clés. Si elles n’étaient pas là, elles ne pouvaient qu’être sous son tee-shirt. Comment était-ce possible ? Tu le découvrirais, sans doute. Ou bien remarquerais-tu que c’est encore un de ses tours pour te rendre complètement folle. Finalement, tu finis par lui enlever ce tee-shirt. Il était de trop, de toute façon. Les fameuses, elles étaient là ! « C’est bien gentil de les avoir gardées près de toi. Tu me les rends, maintenant ? » Tu tendais une main. Tu pourrais t’en aller s’il te les rendait. Mais, ça paraitrait étonnant qu’il te les donne sans broncher.
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MessageSujet: Re: ta patience va fondre ft. Sherlyn   Mar 17 Jan - 10:44

Comme tu t'y attendais, elle ne tarde pas à te reprocher la -fausse- tendresse du surnom que tu lui as donné. Emmerder les gens c'est bien, le faire avec le sourire c'est encore mieux et avec Sherlyn c'est succès garanti. T'en profite parce que tu sais que ce jeu ci touche malheureusement bientôt à sa fin et que tu vas devoir un peu calmer les choses si tu veux qu'elle reste. Avec elle c'est jamais très difficile de te faire pardonner, le problème étant que c'est pareil pour elle. Tu la désire trop pour lui tenir rigueur de quoi que ce soit sur une longue période, tu continue pourtant de te dire  solitaire et volage. Le fait est que tu vois beaucoup moins de filles que t'en avais l'habitude et le pire de tout, c'est que ça a pas l'air de te déranger plus que ça. Tu peux juste pas admettre que cette fille censée être de passage a mis le grappin sur quelque chose que tu pensais trop bien protégé depuis le temps. T'as fait erreur et t'en prends un peu plus conscience à chaque fois que tes yeux croisent les siens pourtant tu réagis pas, tu t'engouffre toujours plus dans la brèche. La constatation est sans doute encore trop refoulée par ton esprit pour que tu t'en inquiète vraiment et décide de faire ce qu'il faut pour l'éloigner de toi. T'as pas envie d'être emprisonné par quoi ou qui que ce soit... sauf si c'est elle ton tortionnaire. « Quoi, t'as aussi un problème avec les surnoms affectueux ? » Tu réponds en la toisant du regard. Qu'elle le veuille ou non ne change pas grand chose pour toi mais t'es sincèrement curieux. Est-ce qu'elle déteste juste ça en général ou seulement avec toi, ici et maintenant ? Si ça se trouve c'est juste sa façon de t'envoyer te faire foutre pour tout ce que tu lui fais endurer depuis qu'elle est arrivée. Plutôt piètre d'ailleurs mais tu la connais assez bien sur ce plan là pour savoir qu'avec elle, il ne faut jamais crier victoire trop vite. Ce que tu lui as fait tu vas t'en mordre les doigts tôt ou tard.

Tu lui donne finalement la solution qu'elle a cherchée avec tant d'ardeur qu'elle en a oublié deux des bases fondamentales: la réflexion et la simplicité. Tu la sens tout de suite détendue et l'air de rien, ça t'apaise toi aussi sans que tu saches pourquoi. Son petit rire mutin résonne et te fait perdre un peu de ton sérieux, t'extirpant même un sourire. « J'y tiens. » T'es plus assuré qu'elle sur ce coup là mais elle reprendra ses esprits bien assez tôt, l'effet de surprise dissipé. T'aurais presque tendance à la trouver mignonne comme ça... Presque. Elle glisse finalement ses mains dans les poches avant de ton jean et tu lèves les yeux au ciel. Volonté de te faire mariner ou réelle naïveté ? C'était un endroit beaucoup trop prévisible et toi, t'aimais faire des plans à n'en plus finir. Les choses deviennent rapidement plus intéressantes lorsqu'elle approche finalement et se colle contre toi. T'as d'ailleurs aucun scrupule à la toucher, à chercher le contact à ton tour. C'est pas la première fois que ça arrive, vous êtes d'ailleurs plus habillés que d'habitude alors pas besoin de faire des manières. Ses bras glissent autour de toi, son souffle caresse agréablement ton cou et pendant qu'elle fouille inutilement tes poches arrière, tes mains à toi caressent ses épaules puis descendent dans un effleurement le long de son dos. A nouveau face à face mais toujours aussi proches, tes mains se détachent de son corps contrairement aux siennes qui commencent à peine à le saluer. Un frisson puis deux et encore un troisième s'emparent de toi même si t'essaye vainement de le cacher. Elle a ses mains tout contre ta peau, elle a forcément du le sentir elle aussi.
« C'est ça, et je peux bien voir dans tes yeux à quel point c'est un calvaire pour toi. » Tu murmures de façon sarcastique. Vous mentiriez à dire que dans l'exercice vous n'êtes pas deux à prendre du plaisir et vous n'êtes certainement pas au bout de vos surprises. Le coup de la ceinture défaite te prend par surprise tu l'avoue. Où croit-elle les trouver ses clefs au juste ? T'as néanmoins pas vraiment le temps d'y penser puisque ses lèvres viennent frôler les tiennes encore une fois dans une énième tentation.

Et tout d'un coup vos places se retrouvent échangées sans que tu comprennes comment. T'étais tellement concentré sur ses lèvres que t'as abaissé ta garde et lui as laissé le champs libre. Elle t'a eu, encore une fois. T'as aussi cru à tort que la tentation était à son comble.. Jusqu'à ce qu'elle te pousse sur ton propre lit et suive ton mouvement avant de tâter ton jean. T'as beau savoir qu'elle cherche seulement ses clefs et qu'un bout de tissu sépare ton corps du sien, tu peux pas t'empêcher de frissonner à son contact. Elle touche bientôt à son but mais plutôt que de ressentir une colère prévisible, seul un désir inassouvi et profond se propage dans tes veines. Après tout ça elle va sans doute récupérer son du et te laisser là comme un con, sans doute aurait-elle raison d'ailleurs. C'est même pas la possibilité qu'elle te repousse qui te dérange mais le simple fait qu'elle s'éloigne. Aujourd'hui t'as envie que sa vie se résume à toi, à vous uniquement. Elle abandonne la perquisition du jean et t'enlève finalement ton t-shirt dévoilant les fameuses clefs qui pendent autour de ton cou. Son air victorieux et sa détermination à vouloir les récupérer font malheureusement mouche: le jeu n'est pas terminé. « Non. » Tu réponds avec le plus de naturel que possible. « Cependant comme tu le sais, je suis plutôt bon joueur. » Faux, complètement faux. Plus mauvais perdant que lui tu meurs mais soit, il lui avait quand même donné des indices pour les trouver.. même si au final il en ressortait tout aussi gagnant. « Alors j'ai un marché à te proposer. » Il baisse les yeux et sort une clef du trousseau et la pose dans la paume de la main de la jolie brune. « Une clef, un vêtement. Plutôt simple non ? » Tu croise les jambes et la contemple, souriant en coin. Pourquoi serais-tu le seul à avoir donné de ta personne et en l’occurrence, de tes vêtements ? Toi aussi t'as envie de te rincer l'oeil et puis elle n'a pas vraiment d'autre choix que d'accepter, à moins de vouloir rentrer chez elle avec une seule clef.

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