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 With a gun barrel between your teeth (elyam)

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MessageSujet: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Ven 23 Déc - 22:48


❝ With a gun barrel between your teeth ❞La portière se referme derrière toi. Le bilan des dernières heures est plutôt satisfaisant, mais tu trouves que ce n’est jamais assez. Tout va pour le mieux dans ce petit empire qui ne cesse de s’accroitre. Mais tu refuses de te laisser envahir par un quelconque sentiment de satisfaction qui te ferait te reposer sur tes acquis. Rien n’est véritablement acquis. Tu quittes San Francisco, il est une heure du matin. Il y a du monde dans les rues. Week-end hivernal mais festif. Tu observes les individus dans les rues tandis que la voiture quitte la ville. Tu attrapes ton smartphone dans la poche intérieure de ta veste de costume. Aucun message. Ce qui signifie qu’Elyam n’a pas quitté ton appartement. Tu ouvres l’application de géolocalisation, quelque part, tu aimes bien ce petit point lumineux qui t’indique qu’il se trouve bien chez toi. L’application est longue à s’ouvrir et tu fronces les sourcils face à l’écran parce que ce putain de point lumineux, il est pas du tout à l’emplacement de ton appartement. Tu comprends qu’Elyam n’est pas chez toi. Tu l’appelles. Ca ne répond pas. T’enchaines avec tes sbires, les uns après les autres. Y’en n’a pas un pour te dire pourquoi Elyam n’est pas là où il devrait être. Tu fais même fouiller ton appartement pour en avoir le cœur net. Ton sang ne fait qu’un tour, tu tapes l’adresse sur internet et là, t’es prêt à exploser dans l’habitacle de la bagnole. Tu hurles et te penche vers ton chauffeur pour lui indiquer l’adresse. T’es tellement en colère que tu pourrais descendre de la voiture et t’y rendre en courant à ce putain de club gay. Tu recontactes tous tes sbires, tu les envois tous à la même adresse et leur indique que tu veux qu’ils t’attendent à l’entrée. Tu balances ton téléphone sur la banquette, la tête dans tes mains, tu tentes de canaliser tes tremblements et ta respiration, vainement. Il est deux heures et demi du matin quand tu parviens enfin devant le club miteux. Tu vérifies une dernière fois sa localisation sur l’application. Il est là. Tu sors de la voiture et balance tes directives. Tu vas faire les choses bien, proprement. Vous pénétrez discrètement dans les lieux. Vous n’avez aucun mal à vous fondre dans le décor. Tu balayes le bar du regard, à sa recherche. Il n’est pas derrière le comptoir. Tu restes à l’écart, observateur, rôdeur, comme tu sais si bien le faire. Tu laisses surtout tes molosses à l’œuvre. Tu esquisses un sourire tandis qu’ils menacent à l’oreille chacun des clients afin de les faire sortir. La salle se vide, et ton regard se pose enfin sur Elyam. Tu perds ce petit sourire que tu avais sur ta gueule cassée. Il est à moitié dénudé, recouvert de paillettes, ne lui manque plus qu’une plume dans le cul. Ton sang ne fait qu’un tour et tu te contiens terriblement de ne pas lui sauter dessus. Le club se vide et Elyam est tellement dans ses pensées que tu as la sensation qu’il ne s’en rend pas compte. Tu t’approches très lentement vers la lumière tandis que les derniers clients et danseurs quittent la pièce. Ton regard croise enfin le sien. Et tu applaudis. Lentement. Très lentement.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Dim 25 Déc - 20:25


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Tu enfiles un simple bout de tissu. Rien d'autre. Rien de plus. Tu t'assieds devant le miroir et regardes les marques que tu possèdes un peu partout sur le corps. Soupir. Le pot entier de fond de teint ne suffira pas. La transpiration aura vite fait de le faire disparaître, comme s'il n'avait jamais existé. Néanmoins, tu en appliques dans ton cou. Les traces violines disparaissent. Tu espères qu'avec la faible lumière qu'offre le club, les clients ne le remarqueront pas : ils détestent les danseurs déjà usagés. Tu ranges tes effets personnels dans un casier, sans prendre la peine de ranger le reste. Tu représentes leur fantasme. Tu occuperas leurs rêves les moins catholiques cette nuit. Le spectacle que tu vas leur offrir, tu sais pertinemment ce qu'ils vont en faire une fois chez eux, ou même dans les toilettes du club. Ça te répugne rien que d'y penser. Un trait de crayon khôl sous les yeux, du gloss sur les lèvres, des paillettes sur le corps, tu te transformes. Tu prends une grande bouffée d'air pur avant de monter sur la grande estrade. Tu aimes ce job, du moins, tu tentes de t'en convaincre. Tu le détestes du plus profond de ton cœur. Bouger tes fesses au rythme d'une musique bien trop forte, devant des regards pervers terrifiants. Personne ne peut prendre de plaisir à cela. Tu es bien loin de prendre ton pied. La tension grimpe alors que la lumière des projecteurs se posent sur ton corps. Tu sais ce qu'il te reste à faire. Ton corps ondule au rythme de la musique. Tu fermes les yeux, te concentres sur les mouvements de ton corps. Ton corps, ton corps, ton corps. Tu joues avec l'élastique de ton mini-short à paillettes, te penchant pour que les pervers du premier rang y glissent quelques billets. Ton maigre salaire. Tu leur lances ton plus beau sourire charmeur pour les inciter à donner encore plus, ce qu'ils font. Tu es pitoyable. Ils aiment ce qu'ils voient. Tu descends les marches pour te fondre dans la foule, laissant place à un autre danseur. Tu jettes ton dévolu sur le plus gros pigeon de la soirée, celui susceptible de te donner l'intégralité de son portefeuille. Assis sur sa chaise, tu t'approches de lui, un sourire en coin. Il ne voit que toi. Parfait. Tu t'assieds sur lui, à califourchon, ton bassin, tes hanches et ton fessier le rendant complètement. Tu te relèves, tu le rends complètement fou. Les positions suggestives s'enchaînent. Tu te penches devant lui alors qu'il tire sur ton boxer. Le papier des billets t'irrite la peau des fesses. Alors que ses mains veulent toucher la marchandise, tu recules. C'est le moment de le laisser sur sa faim. Clin d'oeil. Tu lui tournes le dos et retournes près de la scène sans y monter. Tu en as marre d'être au centre de l'attention. Tu veux disparaître. Tu prends la place d'un danseur autour de la barre en métal doré. Tu te frottes à elle comme un animal en rute. Tu joues la comédie et ça fonctionne. Les hommes n'en peuvent plus. Répugnant. Tu fermes les yeux, tu ne veux pas voir ça.  Tu fais abstraction de tout. Tu te contentes de danser sensuellement, tournant autour de la barre verticale. Tu ne te rends pas compte que la salle se vide. Tu ne te rends pas compte que tu es la seule personne restante dans la salle. La seule personne en sa compagnie. Une perle de sueur coule sur ton front, puis vient terminer son chemin le long de ta joue. Les mains de cet homme que tu connais si bien se frappe entre elles. Leur fracas résonne dans la salle. Tu ouvres les yeux et le vois. Lui. Ici. Ezéchiel. Dans ce club. Comment ? Tu ouvres la bouche puis la refermes. Tu es en danger. Tu le sais. Il a découvert où tu travailles. Comment ? Tu retires l'argent de ton sous-vêtement, comme s'il te brûlait la peau. Tu tires sur ce même sous-vêtement pour cacher ta quasi-nudité. Alors que lui t'as vu nu à maintes reprises, tu es gêné. « Je peux tout t'expliquer, Ezéchiel. » Non, tu ne peux pas. « Je. Pardonnes-moi. » Tu baisses la tête. Ton instinct te dit de reculer, il te le hurle. Ton coeur s'emballe. Tu vas mourir ce soir. Tu vas mourir dans ce club. Tu vas mourir parce qu'il ne te pardonnera jamais ce que tu as fait, ce que tu fais tous les soirs depuis deux mois.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Dim 25 Déc - 21:53


❝ With a gun barrel between your teeth ❞Le club s’est vidé. Une à une, les personnes présentes ont quittés les lieux. La musique n’a cessé qu’au dernier moment. Tes mains entre elles résonnent dans la pièce soudainement vide. Il n’y a plus personne. Pas même tes gorilles. Tu as donné l’ordre de mettre la main sur le gérant, le responsable. Tu veux savoir qui est l’ordure qui a menti sur le fait d’avoir embauché Elyam. Tu captes sans mal la détresse soudaine dans le regard de ton jouet. Tu ne le considères pas vraiment plus que ça ce soir. il te dégoûte. Ce short doré, ces paillettes, ce maquillage. Il est répugnant. Il n’est pas l’homme que tu mets dans ton lit chaque nuit. Il n’est plus l’individu pour qui tu t’es épris il y a deux ans. Tu fais passer ton dégoût comme ta colère dans ton attitude stoïque. Tu veux lui faire passer toutes tes émotions. Tu es en colère. Parce que tu pensais réellement que tu avais réussi à faire passer le message. Tu pensais qu’il avait compris que tu refusais qu’il travaille. Et puis, il y a ce travail. Il y a cette activité qui ne t’étais même pas parvenu à l’esprit. Quand il t’avait parlé de travailler, tu l’imaginais derrière le bar, tu l’imaginais même faire le ménage, mais putain, tu l’imaginais certainement pas danseur. Tu as cessé d’applaudir. Il retire les billets du short alors tu te penches pour lui prendre des mains. Tu portes ton regard dessus pour les compter, tu hoches la tête et les ranges dans la poche intérieure de ta veste. Rien ne lui appartient. Elyam est à toi et tout ce qu’il fait, tout ce qu’il touche, c’est à toi. tu reportes ton regard sur lui et il tire sur le sous-vêtement afin de l’agrandir pour cacher sa nudité. Pour le moment, tu ne voulais rien dire. Tu n’avais rien à dire. Tu voulais voir sa réaction à lui. Et il ne va pas te décevoir. Je peux tout t'expliquer, Ezéchiel. Il éveille soudainement ta curiosité. S’expliquer ? Mais tu comptes bien qu’il s’explique. Et ça même si la seule envie que tu as dans l’instant c’est de lui fracasser le crâne contre cette foutue barre de fer.  Pardonnes-moi. Comme si tout ceci était simple. Comme si tu avais la capacité de pardonner ce genre de chose. Comme si tu pouvais accepter qu’il fasse ceci. Non. Bien sûr que non. Alors tu te met à marcher, lentement, au tour de l’estrade sur laquelle il se trouve.  Tu fixes le sol, pensif. Tu laisses passer de longues minutes afin de te canaliser et surtout afin de choisir les bons mots. Tu inspires profondément, t’arrêtes à nouveau en face de lui. Ta voix est fluide. Ton timbre est glacial et tu y ajoutes une pointe d’ironie. « Ouais. Explique moi ce que tu fais ici. Explique moi tout. Explique moi pourquoi tu veux bosser alors que je te donne tout ce que tu veux. Explique moi. Explique moi pourquoi, alors que je t’ai dit que je voulais pas, tu le fais quand même. Explique moi. Explique moi pourquoi tu bosses dans un club de strip-tease gay plutôt que dans un supermarché. Explique moi pourquoi t’es pas derrière le bar. Explique moi pourquoi t’es dans un short doré immonde, recouvert de paillette, comme une pute. » Tu lâches le tout d’une traite. Sans sourciller. Sans t’arrêter. Sans douter. Tu l’interroges du regard désormais même si tout ce que tu cherchais à faire c’était lui faire comprendre qu’il ne pourrait pas te donner d’explication. Tu ricanes et t’installes dans le fauteuil en face de lui. « Il te manque qu’une plume dans le cul, je suis presque déçu. » Tu continues l’ironie. Ça te permet quelque part d’éviter de lui fondre dessus et de le rouer de coups alors que t’en crève d’envie. Tu penches la tête. « Bah alors ? Tu danses plus ? Tu danses pas pour moi ? Tu danses pas pour ton ange ? ton amour ? Celui que tu aimes ? » Tu le détailles, sans cesse, de haut en bas. Il est à vomir. Tu fais passer ton dégoût dans ce regard qui le dévisage.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Mer 28 Déc - 18:21


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Tu es seul face à lui. La musique s'arrête pour laisser sa voix résonner dans le club miteux. En regardant cette salle silencieuse, personne n'aurait pu imaginer que quelques minutes auparavant, des dizaines d'hommes se léchaient les lèvres et passaient leur main sur leur entrejambe à l'idée de vous avoir dans leur lit. Vous, les danseurs. Vous, les morceaux de chair fraîche qu'expose volontiers le gérant de la boîte sans se poser le moindre problème moral. Vous, ces hommes-objets. Vous, les fantasmes d'une nuit. Vous, ces hommes qui ont besoin de ce boulot pour faire quelque chose de votre vie, ne pas devenir fou, ne pas finir à la rue. Tu laisses tomber tes bras le long du corps lorsqu'il te prend ton maigre salaire des mains. Tu le sais. Rien n'est à toi. Tout lui appartient. Comme ton cul, ta personne, ton âme. Si seulement tu savais que tu l'avais donné de bon cœur au diable en personne. Tu le regardes, lui, ses yeux. Tu comprends rapidement que le supplier ne sert à rien. Il ne t'adresse même pas la parole. Tu fermes les yeux et comptes dans ta tête. Tu es loin de la réalité lorsque tu comptes. Tu ne réfléchis plus. Tu ne penses plus. Tu fais le vide. Tu expires tout l'air de tes poumons et te retournes vers la scène pour récupérer ton peignoir que tu t'empresses d'enfiler. L'air frais de la nuit glisse sous les portes du club pour venir s'abattre sur ton corps dévêtu. Ézéchiel s'arrête face à toi. Ton regard trouve un intérêt certain pour ses chaussures. Ses mots, en plus de résonner dans ces lieux, résonnent dans ta tête. Tu ne cherches même plus à parler. Tu te laisses traiter comme un chien. Tu serres les poings. Tu te mords la langue pour t'empêcher d'exploser, de crier, de hurler. Son rire. Tu oses lever les yeux vers lui alors qu'il s'installe dans son fauteuil, bien confortablement. Tu lui offres un sourire froid, hypocrite. Tu veux le mettre en rogne. Tu veux qu'il t'explose la gueule, parce qu'il souffrira. Il souffrira de te rouer de coups, autant que toi d'être enfermé nuit et jour dans un appartement à te piquer pour que les aiguilles de la grosse horloge du salon fasse le tour du cadran plus rapidement. « La plume n'était pas dans le thème de ce soir. Repasses une prochaine fois. » Tu t'approches et fouilles dans la poche de sa veste pour récupérer ta seule richesse. « Pour une danse, il faut payer. » Tu glisses la petite liasse de billets dans la poche du peignoir que tu retires pour lui offrir ce qui lui fait tant horreur. Tu le vois dans ses yeux. Quitte à mourir ce soir, autant l'avoir chercher. Tu te diriges derrière le bar et mets en route la musique. Tes pieds te ramènent vers lui. Tu t'installes sur ses genoux comme tu le ferais avec n'importe quel client. « Je danse pour toi, mon amour. C'est ce que tu voulais. » Tu embrasses son cou. Il va tellement te haïr. Tu vas tellement le regretter. Tu le provoques. Tu veux lui faire du mal. Pourtant, les apparences sont trompeuse. Dans le fond, tout ce que tu souhaites, c'est qu'il comprenne que tu n'en peux plus d'être entretenu, inutile, un bon à rien, incapable de ramener quoique ce soit à l'appartement. Tu en as marre de devoir quémander ton argent de poche, de devoir te justifier pour qu'il te prête ne serait-ce que dix dollars. Ez va t'exploser la tête contre le sol. Tu l'espères. Tu te détestes. Tu détestes agir comme ça. Tu te dégoûtes. Tu continues.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Mer 28 Déc - 23:00


❝ With a gun barrel between your teeth ❞Lecture non conseillée (VIOLENCES) - Quand tu le pousses véritablement à bout, tu lui laisses toujours quelques opportunités afin qu’il s’exprime. Tu sais pertinemment qu’il va essayer de te provoquer. Le souci finalement, c’est qu’il n’est plus imprévisible. Tu sais parfaitement chacune de ses réactions. D’abord la peur que tu crées en lui, cette peur qui nait et grandit en fonction de tes paroles et en fonction de tes gestes. Et puis cette peur fini par l’anesthésier. C’est comme si finalement il n’avait plus aucune angoisse te concernant. Comme s’il avait envie de se mutiler, de découvrir et d’affronter ce que tu es capable de lui faire subir. Parce qu’il le sait. Il sait exactement ce dont tu es capable. Tu lui prouves chaque jour que tu n’as aucune limite. Tu considères qu’il t’appartient. Elyam est à toi. Parce qu’il y a déjà deux ans tu as accepté de t’occuper de lui, de prendre soin de lui. Tu as accepté le poids de sa maladie, le poids de son passé. Tu aurais pu continuer à avoir exactement les mêmes pratiques qu’avant. Tu aurais pu continuer à coucher avec des personnes différentes chaque soir, homme, femme, homme, femme, sans jamais te soucier du prénom. Tu as plus ou moins accepté de lui être fidèle, ne serait-ce parce que tu n’as jamais ressenti le besoin d’aller voir ailleurs. Et plus tu lui donnes, plus sa trahison est douloureuse. Et ta peine, tu ne l’exprimes pas comme les autres. Ta peine a tendance à se transformer en colère. Tu agrémentes tes remarques d’ironie, pour le pousser un peu plus à bout. En fait, tu le cherches, tu désires cet affrontement. T’as pas envie de passer tes nerfs sur lui bêtement. Il enfile un peignoir pour cacher sa nudité. « Quel dommage de me priver d’un tel show.. » Tu l’observes en t’asseyant dans ce fauteuil de client. Tu trouves l’endroit tellement miteux que tu sais que tu vas bruler ton costume en rentrant chez toi demain matin. L’arrogance d’Elyam te prouve qu’il est dans cette phase de provocation. Dommage, elle ne dure jamais bien longtemps. Il récupère les pourboires même si tu sais pertinemment qu’ils te reviendront à la seconde où tu lui auras montré à nouveau que tu domines la situation. Il part remettre la musique et ôte son peignoir pour s’asseoir sur tes genoux. Tu as un mouvement de recul. Il te dégoute, te répugnes. Tu le trouves ignoble dans cette tenue, recouvert de paillette et avec ce maquillage. Tu évites le contact avec lui jusqu’à le repousser violemment quand il tente de t’embrasser dans le cou. Il est hors de question qu’il pose ses lèvres ainsi sur ton corps. Tu attrapes le peignoir et récupère à nouveau l’argent. « J’pensais pas avoir besoin de te rappeler que tout ce qui est à toi, est à moi. » Tu t’approches, tu le surplombes. Elyam, il fait tout juste quelques centimètres de moins que toi. il fuit ton regard, et il a certainement raison. Tu saisies son visage au niveau de la mâchoire. Tes phalanges blanchissent tant tu le serres. Les traits sévères, tu te retiens tellement de lui éclater le crâne au sol. Parce que tu l’aimes, ce fils de pute, et que tu crèves de le voir en piteux état quand tu passes tes nerfs sur lui. Tu es tendu mais ta voix est parfaitement posée et calme. « t’es qu’une putain Elyam Fawkes, rappelle toi que sans moi t’es absolument rien » Tu captes son regard pour lui faire passer le message. Tu déglutis et tu entends un de tes sbires racler sa gorge afin de faire venir ton attention vers lui. Tu lâches Elyam pour te retourner. Deux de tes molosses ramènent un type à moustache digne des années vingt. Quand tu vois sa gueule, ta première réaction, c’est le rire. Parce qu’il est aussi miteux et has-been que les lieux. Il veut jouer au caïd et ne semble pas plus que cela apeuré face à toi. Tu fais les cent pas face à lui. « c’est drôle, quand on y pense, y’a quoi … deux semaines… j’ai appris qu’il bossait dans une boite.. alors j’ai envoyé du monde, faire le tour des boites… et un de mes hommes est venu ici… a demandé si … elyam ici présent… bossait ici. » tu t’arrêtes soudainement face à lui, tu l’observes. « et la réponse a été non. » Tu hausses les sourcils avec ce regard de question rhétorique, il ouvrira sa gueule quand tu l’autoriseras à l’ouvrir. « drôle, hein ? » Tu observes toujours sa stature. Il respecte ta volonté de silence mais ne semble pas pour autant apeuré, et toi, ça te fascine toujours un peu ces gens qui ont cette capacité si particulière à garder leurs émotions. Parce qu’Elyam, derrière toi, il ne garde aucune de ses émotions. T’es d’une humeur massacrante. Et comme t’es absolument pas capable de lever à nouveau la main sur Elyam en dehors d’un coït bestial, tu vas passer tes nerfs sur le mobilier. Tu grimpes avec agilité sur le bar. Tu donnes de grands coups dans les verres qui viennent exploser contre le mur. Tu retires ta veste que tu balances sur un fauteuil lorsque tu repères la présence d’une batte de baseball cachée sous le comptoir. Tu ricanes en l’attrapant et tu joues comme un gosse avec. Tu mimes d’abord de grands coups dans le vide puis tu t’attaques aux étalages de bouteilles d’alcool. Il y en a pour des centaines de dollar et tu te plais à sentir que le gérant commence à grincer des dents. le fracas du verre résonne dans le club complètement vide. L’alcool se répand sur les murs et le sol. Plus tu défonces le club, plus t’es en colère. Tu descends du bar, les manches de la chemise remontée au trois quart. Tu t’approches d’Elyam, la batte menaçante, tu frappes et te stoppe à son visage. L’arme ne l’effleure même pas. Tu l’attrapes par les cheveux à l’arrière du crâne, tu poses ton front contre le sien et t’essayes de lui faire passer tes émotions. T’essayes tant bien que mal de lui faire comprendre ce que tu ressens, ce que t’as dans la tête, ce que ça te procure de le voir ici, faire ça. Tu le repousses. « Va t’habiller. » Tu te retournes vers le gérant. Tes molosses te connaissent si bien qu’ils s’écartent symétriquement. La batte heurte le crâne de l’homme violemment. Le sang jaillit. Il s’écroule.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Jeu 29 Déc - 22:17


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Sa main entoure ta mâchoire. Il pourrait te la briser d’une simple pression, d’un simple claquement de doigt. Son regard froid, perçant, cherche le tien que tu détournes dès que tu en as l’occasion. Ses phalanges blanchissent au fur et à mesure qu’il resserre son emprise sur toi. Tu plonges ton regard dans le sien. À ses yeux, tu n’es rien d’autre qu’une pute incapable. Un moins que rien. Un type qu’il lui a fait de la peine. Un raclement de gorge vous fait sortir de votre bulle instable. Seigneur, merci. Ézéchiel te lâche et tu t’empresses de masser tes joues. Tu as la désagréable sensation que ses doigts s’enfoncent dans tes joues. Tu lèves la tête vers les deux chiens de garde et ton regard se pose sur un homme, plus menu. Beaucoup plus menu. Les bras coincés dans le dos par les deux autres, tu t’étonnes de le voir garder son expression hautaine et assurée. Ses yeux bruns ne quittent pas ton amant, ils le suivent à chaque pas qu’il fait. Son costume gris trois pièces se fait malmené. Sa coiffure, assommée par la laque, le gel et la cire, ne bouge pas d’un pli. Les clés de bras ne semblent lui faire aucun effet. Tu es mort de peur pour lui. La tension est palpable. Ou, es-tu le seul homme tendu dans cette pièce ? Qu’elle a été ton erreur ? Comment a-t-il pu te trouver ? Tu fermes les yeux. Tu comptes. Compter pour avoir moins peur. Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Tu expires l’air de tes poumons. Onze. Douze. Treize. Quatorze. Quinze. Tu inspires une grande bouffée. Tu remplis tes poumons jusqu’à n’en plus pouvoir. Sa voix résonne encore. Il s’amuse. Il prend du plaisir à semer la peur dans ton esprit. Il s’amuse de voir que tu es le seul à être terrorisé par la situation. À ta grande surprise, sa colère n’explose pas contre ta gueule d’ange, contre celle du gérant, contre un de ces hommes. Le mobilier, en revanche, ne peut pas en dire autant. Tu le regardes monter sur le comptoir du bar. Les verres viennent à la rencontre du mur un à un. Pas un seul ne reste entier. Aucun. Ta prière n’a pas été entendu : la batte de baseball. Il l’a trouvé. Vous gardez ce jouet derrière le bar, par mesure de précaution. Si les clients se montrent trop entreprenants, le barman n’hésitait pas à se poster devant eux, pour leur faire peur. Ton amant ne se contentera pas de ce sentiment d’angoisse. Ce même sentiment qui te glace le sang. Ce même sentiment qui saccade ta respiration. Ce sentiment qui te fige sur place. Les bouteilles d’alcool terminent leur vie sur le sol. Il descend du bar. Il s’approche de toi, batte à la main. Tu te sens défaillir. Le prochain coup est pour toi. Tu retiens ton souffle. Ton cœur se stoppe. Tu entends le morceau de bois décrire un arc de cercle dans l’air dans un sifflement rapide. Il va t’exploser le crâne. Tu es mort. Tu ne sens rien. Rien du tout. Juste sa main qui se referme sur tes cheveux, à l’arrière de ta tête. Tu sens son front contre le tien. Tu absorbes ces émotions comme si elles étaient tiennes, comme si tu en étais la source. Éponge à sentiment que tu es. Tu ressens la moindre particule de sentiment, la moindre sensation. Tu sens son dégoût prendre possession de ton corps. Tu te dégoûtes. Tu hais ce club. Tu hais cette salle. Tu veux t’exploser le crâne contre la barre de pole dance. Tu veux te casser d’ici au plus vite. Disparaître. T’évanouir dans la nature. Tu ouvres les yeux lorsqu’il te repousse. Tu es perdu. Tu ne comprends plus rien. Tes pieds sont ancrés dans le sol. Impossible de bouger. Tu ne peux pas. Tu ne veux pas. Son allure, sa posture, son pas. Tout indique la suite. Tu regardes la main d’Ez serrer la batte dans sa main. « Ez. Arrêtes. T’as pas besoin de faire ça. Ez. S’il te plaît. On rentre à- » La batte s’écrase contre la tête du gérant. Le sang gicle. Tu hurles. Ton cri déchire le silence, vide tes poumons, brise tes cordes vocales. Tes pieds se décollent du sol. Tu te rues sur le corps inanimé de ton patron, gisant sur le linoléum tâché de ce liquide carmin. Une force t’en empêche. Clé de bras. On te soulève du sol comme une simple plume. Yeux écarquillés. Soixante. Soixante et un. Soixante-deux. Soixante-trois. Soixante-quatre.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Ven 30 Déc - 11:20


❝ With a gun barrel between your teeth ❞Tes doigts dans ses cheveux, ton front contre le sien. Les yeux clos, tu fais aisément passer tes émotions à travers lui. Tu veux qu’il comprenne. Et il comprendra. Parce que tu sais toujours faire passer tes leçons. Tu vas un peu plus creuser dans l’âme de ton bien aimé, mais de toutes façons, il n’est plus à ça près. Tu lui fais passer ton dégoût, ta haine, ta colère et surtout ta peine. Parce que finalement c’est ça qui domine, la douleur liée au fait de le voir pratiquer ce type d’activité. Parce qu’Elyam, tu le considères comme un objet, comme une œuvre d’art dont tu es l’acquéreur. Tu refuses que qui que ce soit d’autre pose les yeux sur lui. Il est ta perle, à toi. Ton prince et même parfois ton roi, sauf qu’il ne le sait pas. Tu te détaches de lui. Il a dépassé les limites, encore une fois, et comme à chaque fois, tu sais ce que tu vas faire pour lui faire comprendre. Il te connaît. Il sait ce que tu t’apprêtes à faire. Alors il essaye de t’en dissuader. Tes doigts se resserrent sur la batte, tes sbires s’écartent et le bois vient heurter sans ménagement le crâne de l’homme à moustache. Le bruit résonne dans la pièce et fait écho au hurlement strident d’Elyam. L’individu s’écroule et le sang se répand. Tu captes rapidement qu’il est inconscient. Au fond de toi, tu espères qu’il est mort. Mais tu ne veux pas le savoir. Un de tes hommes retient Elyam, Tu lâches la batte de baseball qui rebondit presque sur le sol. Tu es en sueur. Tu observes ton amant, retenu le bras dans le dos par un de tes sbires. Il n’y a aucune peur dans son regard, seulement le choc. C’est comme si finalement il était habitué désormais à ta violence. Au fait que tu es prêt à tuer tous ceux qui s’approcheront un peu trop de lui. Tu passes une main dans tes cheveux et les plaques en arrière avec la sueur. Elyam est toujours dans ce slip doré, toujours recouvert de paillette, toujours maquillé même si les traces ont coulés. Tu t’approches avec ta veste. Ton molosse le lâche et tu le retiens contre toi. Tu lui fait enfiler ta veste et pose ton front contre le sien. Ton manège, ton spiritisme, recommence. Tes yeux dans les siens. Tu captes son esprit. « Va t’habiller. On rentre. » Ton pouce vient effleurer ses lèvres charnues. Tu les aimes tellement ses lèvres, surtout autour de ta verge. Là, dans cet accoutrement, tu refuses qu’il te touche, tu refuses qu’il t’embrasse. Tu t’écartes pour que ton homme de main l’entraine vers les vestiaires. Tu prends une grande inspiration en l’observant quitter la pièce. Le molosse ne le malmène pas, il l’empêche seulement de jeter un œil à la scène d’horreur. Tu te retournes et t’approches du bain de sang. Tu t’accroupies et poses deux doigts dans son cou puis tu serres son poignet. Il est mort. Il est ton premier cadavre. Sûrement pas le dernier. Mais tu t’es toujours interdit de tuer. Tu fais signe à tes sbires de t’occuper de lui. ils savent ce qu’ils ont à faire. Ils sont toujours chargés du sale boulot. Tu te relèves, passes tes mains dans tes cheveux. T’es perdu. Complètement perdu. T’as torturé, frappé, laissé quasiment pour mort, des centaines et des centaines de fois. Mais tu n’as jamais tué. Jamais. Et là, Elyam t’auras poussé tellement à bout que t’auras finalement été jusque là. Le poing serré vient heurter un pilier en béton. Tu frappes, encore et encore, jusqu’au sang.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Ven 30 Déc - 12:46


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Les nombres défilent dans ton esprit. Pourtant, tu ne parviens pas à faire le vide dans ta tête. Quatre-vingt. Quatre-vingt-un. Quatre-vingt-deux. Ton rythme cardiaque s’accélère. Tes pieds sont ancrés sur le linoléum. Ton inconscient veut assister à cette scène. Ton conscient voudrait s’enfuir, ne jamais avoir mis les pieds ici. La batte heurte le visage du gérant. Le sang gicle jusqu’à l’estrade. Coup violent. Coup mortel. Cent. Cent-un. Cent-deux. Ton regard reste figé sur ce corps inanimé. Tu retrouves ta mobilité. Tu te précipites sur lui. Un molosse t’attrape le poignet et te tord le bras dans le dos. Tu n’as plus de liberté de mouvement. Tu es emprisonné. Sa main se pose sur ton épaule pour t’empêcher de te débattre. La batte touche le sol. Ta respiration s’accélère, tes pulsations cardiaques l’accompagnent. Tu sens le sang circuler dans l’artère de ton cou. Prière silencieuse. Cent-trente-trois. Cent-trente-quatre. Cent-trente-cinq. Tu ne captes pas tout de suite que le chien t’a lâché pour te livrer dans la gueule du loup. Tu ne parviens pas à détacher ton regard du spectacle morbide qui se dessine devant toi. Le tissu de sa veste couvre tes épaules. Son front en sueur colle le tien. Regard vide. Tu es comme mort à l’intérieur, sous le choc. Tu entends sa voix, mais tu ne comprends pas ce qu’elle te dit. Tu es dans un autre monde. Tu es ailleurs. Loin de cette scène de violence. Loin de lui. Loin de ce club. Loin de cette vie d’horreur dans laquelle tu t’es glissé avec une facilité déconcertante, dans laquelle tu t’es glissé avec envie. À croire que tu aimes souffrir. La souffrance quotidienne te fait sentir vivant. Triste constat, triste vérité. Tu quittes la pièce, accompagné d’un de ses sbires. Tête baissé vers le sol, tu te diriges vers les vestiaires en sa compagnie. Il se poste devant la porte que tu fermes derrière toi. Tu te laisses tomber dans le siège devant la coiffeuse. Le miroir t’offre un reflet pâle, abîmé, fatigué. Tu attrapes un coton que tu passes sur ton visage. Le morceau de fibre végétale tâché de noir termine son chemin dans la corbeille en papier, à ta gauche. Les néons du miroir grésille. Tu te lèves, retires ce short ridicule et sa veste. Tu ne te regardes pas dans la glace. Tu détestes ce reflet. Tu détestes voir ce corps rachitique. Un corps. Un corps est étendu sur le sol, de l’autre côté de ce mur. Un corps se vide de son sang dans la pièce d’à côté. Tu es seul responsable. Tu enfiles tes fringues, ainsi que sa veste qui t’est un peu grande. Lorsque tu glisses tes mains dans ses poches, tu trouves son paquet de cigarette. Tu t’écouterais, tu serais déjà en train de fumer les tubes les uns derrière les autres, sans interruption. Tu soupires. Tu fais le vide. Tu essayes de le faire. Tu extirpes une clope du paquet que tu fourres à nouveau dans sa poche et l’allumes. Le tabac s’embrase doucement. La fumée enlace tes poumons, douce étreinte. La seule source de chaleur jusqu’à présent. Sans atteindre le filtre, tu écrases la cigarette dans un cendrier. Tu prends tes effets personnels et sors de ta loge. Des coups résonnent. Il est encore en vie ? Tu pousses le sbire que tu prends par surprise et déboules dans la salle. Le corps a disparu. Le liquide carmin qui habille les lieux est la seule preuve de la violence. Seul ton amant est présent. Tu comprends tout. La soirée a viré au meurtre par ta faute. Tu as condamné Ézéchiel à devenir un assassin. Tu poses ton sac sur un fauteuil et t’approches de lui, sur tes gardes. Tu ne dis rien. Tes mots ne serviront à rien. Ils n’ont jamais d’utilité. Tu te contentes de passer tes bras autour de sa taille, de poser ta tête sur son omoplate. Tes doigts viennent quérir sa main ensanglantée. Tu veux que tout s’arrête. Que tout se stoppe, maintenant.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Sam 7 Jan - 13:11


❝ With a gun barrel between your teeth ❞Tu n’es plus que l’ombre de toi même. Ton âme a quitté ton corps. Tu pensais que jusqu’ici, chaque fois qu’on s’approchait de toi, les gens vendaient leur âme au diable et que c’était toi le diable. Mais finalement, tu n’étais qu’une de ses sbires. Tu n’étais pas le diable en personne. Mais tu l’es devenu ce soir. Tu revois sans difficulté la batte de baseball s’abattre sur le crâne de cet homme. Le bruit de ses os qui se brisent. Et le sang. Ce sang que tu es pourtant si habitué à voir couler. T’as toujours été un salaud, une enflure, un bourreau. T’as torturé des centaines de type jusqu’à l’agonie. Mais t’as jamais franchit la limite. Ils se sont toujours relevés à la fin. Ce soir, ce mec, que tu ne connaissais même pas quelques heures avant ça, il ne se relèvera jamais. Tu n’as pas de pensée pour une possible famille. Parce que toi, tu n’as pas de famille. Tu ne sais pas ce que ça peut représenter de perdre quelqu’un qu’on aime. Tout ce que tu veux, c’est que personne ne fasse quoi que ce soit à Elyam. Parce qu’il est tout ce que tu as. Il représente tout ton univers. Personne ne le sait. Personne ne le saura jamais. Tu fais seulement en sorte de lui montrer. Tu ne lui diras jamais. Parce que pour toi, les gestes valent tellement plus que des mots. Tu es seul dans ce club miteux au fin fond de Berkeley. Seul face à cette marre de sang dans laquelle ce fils de pute gisait. Tes molosses l’ont emmenés. Ils connaissent parfaitement ce qu’ils ont à faire. Toi, t’as du mal à faire de l’ordre dans ton esprit. T’as l’impression d’étouffer, en sueur, trempé, le visage tiré. Ton poing s’écrase contre la colonne en béton. Et tu frappes. Encore et encore. Ça te fait te sentir vivant. Vivant et pourtant dans une bulle. Elyam s’introduit dans cette sphère de haine et de douleur en glissant ses bras autour de ta taille. Tu sens sa tête contre ton omoplate. Sa main vient saisir la tienne. Tu inspires profondément. Ton sang goutte au sol. Tu trembles. Le manque. La colère. Un mélange de tout. T’es à bout. Elyam a réussi à te mettre à bout. Il te testera toujours plus. Il ira toujours plus loin pour te tester, pour savoir de quoi tu es capable. Tes doigts enserrent les siens. Ton autre main se pose sur celle sur ton torse que tu remontes sur ta poitrine. Tu lui fais sentir les battements de ton cœur. Tu restes silencieux pour contenir ta rage, ta douleur. Ton corps est douloureux. Dans son intégralité. T’as mal jusqu’aux os. T’as besoin de te piquer. Tu te retournes en le lâchant. Ton visage est toujours aussi meurtrit, et cette putain de balafre ressort un peu plus. Tes mains viennent se poser dans les bras de son dos, se faufilant sous les tissus de vêtement. Tu serres son corps contre le tien, enfouit ton visage dans son cou. Il sent ton parfum parce qu’il porte ta veste. Il sent toi et ça te rassure. Parce qu’Elyam est à toi, et il n’a certainement pas droit à son existence propre. Il vit par toi, à travers toi. tes doigts ensanglantés caressent sa peau. Tu as terriblement envie de sentir la chaleur de son corps nu contre le tien. Tu le serres peut être un peu trop fort. Peu importe. Ce moment de tendresse ne vient pas balayer toute la haine que tu lui portes pour ce soir, comme pour tous les autres soirs. Tu te redresses, passe tes mains dans tes cheveux humides. Tu essuies vulgairement ton visage dans ta chemise et tu te détaches un peu plus de lui pour te diriger vers la sortie. Tu sais qu’il va te suivre. Tu n’as pas besoin de lui dire ni d’essayer de lui faire comprendre. Quand tu pousses la porte d’entrée du club, le froid vient agresser ta peau et ta main te brûle. Tu grimaces, t’es dans un état pathétique. Tu montes dans la voiture. Assit au centre de la banquette arrière, les coudes sur les genoux, tu prends ta tête dans tes bras. Ton corps te fait souffrir et un bourdonnement envahit ton crâne. Chaque fois tu fermes les yeux tu te revois accroupi près du corps à tenir son poignet pour sentir ne serait-ce qu’un faible pouls. Mais il était mort. Il est mort. Tu l’as tué. Tu te mets à tousser, pris d’une violente quinte de toux. Tu finis par cracher du sang sur le plancher de la voiture. T’es dans un état de manque, dans un état post-traumatique. T’es pathétique Ezéchiel.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Sam 7 Jan - 17:22


❝ with a gun barrel between your teeth ❞La fumée de cette cigarette s'insinue dans tes poumons. Cette chaleur te traverse de part en part. Tu en as besoin. Tu as besoin de cette source de réconfort. Maigre réconfort pour une soirée si horrible. Les coups continuent de s'abattre de l'autre côté de la pièce. Tu dois aller voir. Le voir. Tu le rejoins, perdu dans ces sentiments contraires qui habitent ton esprit. Amour et haine. Peur et calme. Tes bras entourent sa taille, ta tête se colle à son omoplate, tes mains cherchent les siennes. Tu as fait de lui un meurtrier. Tu l'as détruit une fois de plus, cette nuit. Tu as cherché. Tu as joué. Tu as perdu. Game Over. Baisser de rideau. Ézéchiel prend ta main et la pose sur son coeur. Les battements irrégulier, ses pulsations cardiaques, cognent contre tes doigts. Tu soupires de soulagement lorsqu'il se retourne pour te prendre dans ses bras. Le contact de ses doigts contre ta peau te rassure, t'apaise. Éponge à sentiments que tu es, tu ressens chaque émotion. La douleur, la colère, le désespoir. Tu fermes les yeux et humes son parfum. Son souffle chaud parcourt ton cou. Tu frissonnes. Son parfum t’enivre. Un doux mélange d’ambre, de tabac froid et de sueur que tu reconnaîtrais entre mille. Tu ne peux plus t’en passer. De son parfum, de sa présence, de lui. Il représente tout ce que tu aurais pu espérer de mieux dans ta vie. Il est ton passé, ton présent et sans aucun doute ton futur. Il est ton pilier, ton point d’ancrage. Ton traitement, ta maladie, ton remède. Il est ta peur, l’homme de ta vie, ton pire cauchemar, ton amant. Tous ses visages, tous ses masques, tu les connais. Tu les connais par coeur. Tu le connais par coeur. Ses mots te blessent, son absence te tue, son dédain te crève, mais tu l’aimes. Il t’aime. Il ne le dit pas. Il t’aime. Tu le sais. Tu le sens. Il te le montre. La force de cette étreinte t’empêche de respirer. Peu importe. Pourtant, elle prend fin. Tu baisses la tête sur tes chaussures. Le froissement de sa chemise est le seul bruit qui résonne dans le club. Sa respiration, sa main dans ses cheveux, son regard sur toi. Tant de choses que tu n’as plus besoin d’observer pour savoir que la haine qu’il te porte ne disparaîtra pas ce soir. Tu le suis dehors. Le froid vient mordre ta peau pâle. En passant tes doigts sous la manche de sa veste, tu attrapes la couture de ton t-shirt à manches longues pour recouvrir tes poignets glacés par la fraîcheur hivernale. Tu grimpes dans l’habitacle de la voiture et refermes la portière derrière toi. Tu ne remettras plus les pieds ici. Tu ne veux plus. Tu ne veux plus revoir cette scène de violence se dérouler devant tes yeux. Tu ne veux plus. Tes pas ne te guideront plus jusqu’ici toutes les nuits. Tu refuses. Ton regard se pose sur ton amant et tu te sens terriblement mal. Tu ouvres la bouche, t’apprêtant à murmurer quelques mots, mais tu te retiens. Il ne t’écoutera pas. Tu te rapproches de lui, tires encore sur ton haut et essuies la trace de sang qui perle le long de ses lèvres. Tu poses la paume de ta main contre son front pour prendre sa température. Doucement, tu te penches en avant, te tiens au siège conducteur. Tu demandes à ce dernier d’accélérer dans un murmure et t’installes à nouveau sur ton siège. Tu attires le grand brun contre toi, l’allongeant. Tu caresses ses cheveux qui tombent sur tes genoux. Les crissements des pneus sur le béton t’irritent. Le moteur du véhicule s’arrête, signe que vous êtes en bas de l’appartement. Tu le laisses descendre et le suis jusqu’à l’appartement. Tu ouvres la porte d’entrée, entres et refermes la porte derrière lui. Tu sais pertinemment ce dont il a besoin. Tu le saisis par les hanches et le fais s’asseoir sur le sofa qui trône dans le salon. Tu pars quelques instants dans la salle-de-bain et reviens avec un coton, du désinfectant, une seringue et un garrot : le matériel nécessaire pour l’apaiser. Tu soupires discrètement et t’agenouilles près de lui. Sans le quitter des yeux, tu entoures son bras gauche avec l’élastique que tu serres au maximum. Un coton d’alcool dans le creux de son bras, tu palpes ses veines et tu décapuchonnes la tête de l’aiguille avec les dents. Tu te concentres un instant puis pénètres son bras avec la pointe de la seringue. Ton regard capte le sien. Une simple pression du pouce suffit pour injecter le venin dans son corps. Tu retires ton instrument de drogué, défais le garrot et le jettes ton matériel usagé dans la corbeille la plus proche.  

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Sam 7 Jan - 18:05


❝ With a gun barrel between your teeth ❞Brisé. Abattu. Broyé. Cassé. Un peu plus ou un peu moins par la vie. Tel était probablement dessiné ta vie. Tu te trouvais jusqu’ici plutôt chanceux de réussir à maintenir un style de vie aussi ubuesque en réussissant à éviter toujours et encore la case prison. Peut être que cette fois, ce ne serait pas possible. Peut être que cette fois, tu avais franchi la ligne, le point de non retour. Tu essayes de ne pas penser aux conséquences. En fait, t’as le crâne et le corps tellement douloureux que tu n’y penses même pas. Tu ne sais pas ce que font tes molosses en ce moment même mais ils te sauvent certainement la mise comme ils le font à chaque fois. Ils couvrent tes arrières plus que tu ne le fais pour eux. tu es un déchet de la société. Tu as regard vide mais tu sais parfaitement ce qui se trame autour de toi. Elyam demande au chauffeur de démarrer. Il passe son poignet sur ta lèvre pour essuyer le sang que tu viens de cracher. Tu te retiens de vomir mais ce n’est pas l’envie qui t’en manque. T’as l’estomac complètement retourné. Il se rassoit à tes côtés et te fait t’allonger. Ta tête vient se poser sur ses cuisses et tu le laisses faire. Il n’a plus le même aspect que dans le club. Il est ton Elyam. Ton homme, ton amant, ton tout. Tu as du mal à respirer et à calmer ton rythme cardiaque. La route paraît étrangement courte. Tu te redresses, la tête tourne et à peine la portière ouverte tu vomis. Tu te retiens à la portière puis évite de marcher dans la flaque en sortant. Tu essuies tes lèvres sur ta chemise, elle n’est plus à ça près. Tu montes à l’appartement. T’es blafard. Ton corps est de plus en plus douloureux, tu grimaces en fermant les yeux. Tu te sens comme enfermé dans une boite quand il ferme la porte d’entrée de l’appartement derrière vous. Tu ne vas pas tenir plus longtemps dans cet état. Il te guide jusqu’au canapé. Tu t’affales dessus et t’empresses d’ôter ta chemise immonde. Elyam s’empresse de quitter le séjour pour la salle de bain. Tu ne fais pas attention au fait qu’il est déjà près de toi. T’as balancé tes chaussures et tes chaussettes dans un coin de la pièce. Tu le laisses prendre ton bras, tu serres le poing quand il enfonce l’aiguille sous l’épiderme. Tu grognes et grimaces. C’est aussi bon que douloureux quand le liquide se répand enfin dans tes veines. Ton regard vient enfin se poser dans le sien. Il défait tout le matériel et balance tout dans une poubelle. Les effets se répandent progressivement. Tu es un tel drogué qu’une seringue ne fait que calmer les douleurs mais ne te plonge pas dans un effet végétatif. Tu t’allonges pour défaire la boucle de ta ceinture et t’envoie le pantalon rejoindre la chemise. Tu fermes les yeux pour essayer d’oublier ô combien t’as souffert ce soir. Tu fais craquer ta nuque. Tu te relèves comme tu peux en te tenant à lui. Tu le déshabilles comme si tu étais le propriétaire de cette poupée. Tu l’entraines dans la salle de bain. La vue sur les chiottes fait remonter ton estomac. Tu lâches Elyam pour te ruer sur la cuvette. Tu te vides entièrement. T’as trop malmené ton corps, t’as trop laissé le manque prendre possession de ton être et il te fait payer les pots cassés. Tu vomis tes tripes. T’as l’impression d’y laisser tous tes organes. Tu es en sueur. Tu t’assois près de la cuvette et essuie tes lèvres avec le revers de ton bras une fois la chasse d’eau tirée. Il fait près de 40 degrés dans ta tête. Tu rampes presque jusqu’à la douche. Tu retires ton boxer que tu balances dans un coin. T’attrapes ta brosse à dent, ton dentifrice. Tu fais couler l’eau. T’es assit dans la douche à l’italienne le temps que l’eau chauffe en train de te brosser les dents pour faire passer le goût. Intérieurement ? Tu pleures. T’en es incapable physiquement. On croirait qu’on t’a ôté les canaux lacrymaux. Mais au fond, c’est bien ce qu’il se passe. T’as les yeux brillants par la fièvre. T’es un légume.



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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Dim 8 Jan - 21:56


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Tu aurais conservé ne serait-ce que la moindre once de raison dans cette relation que tu entretiens avec lui, jamais l'idée de lui planter une seringue pour l'apaiser ne te serait passée par la tête. L’héroïne, ce venin que tu lui injectes dans le bras, tu en connais les effets, tu les recherches tout autant que lui cette nuit. Tes fringues rejoignent les siennes, éparpillées dans le salon. Nu comme un ver, ta main glisse dans la sienne et tu te laisses entraîner dans la salle-de-bain. Les mots sont inutiles. Tu le connais suffisamment pour savoir qu’entendre le son de ta voix l’agacerait plus qu’autre chose. Tu l’as appris à tes dépends le jour où ta gueule d’ange a rencontré une porte de placard. Subitement, il te lâche, te sortant de tes pensées. Tu ne comprends pas tout de suite ce qui lui arrive, mais tu ne tardes pas à en connaître la raison. La simple odeur qui se dégage de la cuvette des toilettes te suffit pour avoir un haut-le-cœur. Tu te rapproches tout de même de lui et tiens ses cheveux en arrière, bien qu’il y n’en ait aucune utilité, les plus longues mèches étant collées à son front. Tu tentes de l’aider du mieux que tu peux, mais il ne semble pas s’en rendre compte. Tu soupires mollement. Tu l’observes se brosser les dents alors que l’eau dégouline sur son corps. Tu prends alors conscience de la tempête qui habite son âme. Il n’est plus le même. Redeviendra-t-il seulement celui qu’il était avant cette nuit ? Tout cela par ta faute. Cette violence, cette torture, cette haine, cette colère, ce meurtre. Tu ne tenais peut-être pas la batte dans ta main, mais c’est bien toi qui l’a poussé à le frapper. Tu as cherché, aimant à emmerdes que tu es. Tu récupères la brosse-à-dents et le dentifrice une fois qu’Ézéchiel a terminé, poses le tout sur le côté et le rejoins sous le jet d’eau. La fleur de douche en main, tu t’agenouilles devant lui et le laves doucement, avec tendresse. C’est la seule chose que tu es capable de faire pour lui, ce soir. Tu profites de cet instant pour caresser sa peau, marquée par le temps, la fatigue et les seringues. Tu refuses de regarder ton corps dans le miroir, face à la douche italienne. Tu hais ce corps bien trop fin, bien trop pâle. Des traces violines occupent vos bras, signe de ces matins, de ces après-midis, de ces nuits passées à vous piquer sans craindre les conséquences à long terme. Le voir dans cet état t’est insupportable. Si ton pilier s’effondre, il ne te faudra que peu de temps pour plonger, toi aussi. Il doit penser à autre chose. Ézéchiel doit redevenir l’homme qu’il était, ton homme. Sans lui, tu n’es plus rien, tu paniques. Tu t’allonges sur son corps et niches ta tête dans son cou. Tes lèvres déposent une multitude de baisers, tes mains caressent ses hanches et tes jambes se postent de part et d’autre de son corps adossé à la paroi de la cabine. Tu te recules et jettes un rapide coup d’oeil à sa verge. Ta langue humidifie tes lèvres charnues. Tu serais prêt à tout pour le faire revenir près de toi. Tout. Tu prends ses mains entre les tiennes et les poses sur tes joues. Tu fermes les yeux.
Ton regard se fixe dans le sien. Reviens, Ézéchiel. Reviens, amour.

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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Lun 9 Jan - 12:46


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Tu vomis tes tripes. C’est la sanction que ton corps t’inflige pour avoir voulu lui imposer le manque. T’as joué avec le feu, tu viens de te brûler, lâchement. Tu es fiévreux. Ca se lit dans tes yeux brillants. Derrière la paroi de la douche à l’italienne, sous le jet d’eau, assit sur le carrelage froid, ton corps abimé. La brosse à dent entre les lèvres, tu essayes de te débarrasser de ce goût immonde. Tes crachats ensanglantés disparaissent dans les égouts. Elyam récupères la brosse à dent et le dentifrice qu’il range. T’es dans une situation pathétique par sa faute et tu sais au fond de toi qu’il fera tout pour se faire pardonner. Ton regard est vide et traduit l’absence de toute lumière, de tout espoir. Tu sais qu’il est là, tu sens sa présence en face de toi. Tu sens ses doigts sur ta peau, la fleur de douche imprégnée de gel nettoyant. Tu sens ses doigts sur ton épiderme tailladé, balafré, piqué. L’eau dégouline sur ton corps pour rincer la mousse. Son corps contre le tien est rassurant. Sa présence d’une manière générale. Elyam te connaît désormais, il sait s’occuper de toi autant que tu sais t’occuper de lui. Ses lèvres parcourent ton cou, ton torse. Tu le sens, mais t’es incapable de bouger. Il est bien là, tu le sais, tu visualises cette silhouette si familière. Il te prend les mains, les déposent sur son visage. Tu sens ses joues et ses mèches de cheveux mouillés. Tu fermes les yeux.



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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Ven 13 Jan - 19:49


❝ with a gun barrel between your teeth ❞Il a besoin que tu t'occupes de lui, tu le sais. D'ordinaire, les rôles sont inversés. Tu aimerais que ce soit le cas. Tu aimerais prendre sa place, lui redonner cette lueur que tu ne saurais décrire dans ses yeux noisettes. La fleur de douche imbibée de savon entre tes doigts, tu laves son corps abîmé, marqué par son histoire, son activité, les seringues. Tu nettoies chaque parcelle de peau disponible. Tu sais à quel point l'hygiène est importante pour lui. Pourtant, il ne sait sans doute pas à quel point il l'est pour toi. Tu serais prêt à changer le cours du temps, à gommer les étoiles du ciel qui lui déplaisent. Ézéchiel est toujours là quand tu as besoin de lui, il l'a toujours été. A toi d'en faire autant, ce soir. A toi de lui prouver ce que tu es capable de faire pour lui.


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MessageSujet: Re: With a gun barrel between your teeth (elyam)   Lun 16 Jan - 10:07


❝ with a gun barrel between your teeth ❞



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